une blog de culture et d'art (enfin faut aller voir lol). un blog pour retenir et pas pour exprimer ma vie si vous faites un tour j'espère juste que cela vous apportera quelque chose. voila bonne visite et bon voyage !!
DEFINITION DU MANGA
Définition du terme manga et du mangaka
Le terme manga au Japon connaît une large vision, en effet cela regroupe les bandes dessinées en général. Tandis que le terme manga en France reste spécifique à ces bandes dessinées qui par définition s’appellent manga c'est-à-dire la bande dessinée japonaise telle que nous la connaissons en France. Plus largement et d’une façon incorrecte le terme manga désigne bien souvent les extensions, et les dérivés du manga tels que les dessins animés, les séries animées, les films tirés des mangas. Cela se nomme plutôt la japanimation.
Le dessinateur du manga est appelé un mangaka. Icelui est soumis à un rythme qui n’a rien à voir avec le rythme que connaissent nos dessinateurs de BD occidentaux qui bien souvent doivent rendre une quarantaine de planches par an ( planche = une page de BD en quelque sorte ) tandis que le mangaka doit bien souvent en produite plusieurs centaines par an. De plus le mangaka est fortement soumis au succès de son œuvre. Parfois il devra continuer une série si le public s’accroît, ou au contraire arrêter une série pour manque de notoriété ( par exemple le manga shaman king ) parfois aussi pour manque d’argent, de moyens.
L’origine du manga
Le manga a pour origine des rouleaux de papiers peints au Japon : les emakimono. Iceux, se composaient de peintures et de textes calligraphiés. Le dessin allié au texte narrait une histoire au fur et à mesure du déroulement du rouleau. La fin de la seconde guerre mondiale changera la donne et fera émerger ce qu’on appelera le manga moderne, celui que nous connaissons de nos jours.
Le manga que nous pouvons appeler moderne émergera grâce à un célèbre mangaka : Tezuka Osamu qui révolutionnera le genre du manga en lui donnant son aspect actuel avec le mouvement, les expressions, les onomatopés. Le manga sera ainsi présenté comme des scènes cinématographiques, selon le plan, le cadrage, le mouvement. Tezuka Osamu fut, il faut le dire, influencé par Walt Disney. Néanmoins le style de Osamu reste proche par exemple du style de la BD occidentale avec des dessins proches par exemple d’un style Lucky Luke avec un style en « rond ». Ce n’est que plus tard que le style manga apparaîtra réellement tel que nous le connaissons aujourd’hui avec des graphismes qui lui sont propres.
Le genre du terme manga : féminin ou masculin ?
Il convient de souligner qu’en japonais les mots n’ont pas de genre grammatical. Dès lors la transposition française supposerait que l’on puisse dire un ou une manga. Cependant l’auteur Frédéric Boilet a parlé du manga au féminin dans son mouvement La Nouvelle Manga. Il avance pour argument que Jules et Edmond de Goncourt au XIXeme siècle parlèrent du manga en l’accordant au féminin. De plus et il est légitime d’argumenter comme il suit : le manga étant l’équivalent d’une bande dessinée en français dans sa traduction, il est envisageable de dire que le mot bande dessinée étant féminin, son équivalent manga se doit de l’être aussi.
Mais la médiatisation et la popularisation du manga en ont fait qu’il se prononce majoritairement de nos jours au masculin.
TY¨POLOGIE DU MANGA
Selon l’âge
Précisions : les catégories selon la période de la vie ne sont qu’une indication car bien souvent par exemple les shonens ont énormément de succès auprès des hommes même mûrs.
Komodo : pour les jeunes enfants
Shojo : pour les pré-adolescentes, adolescentes ( en général une jeune fille amoureuse du prince charmant ou une jeune fille ayant des pouvoirs magiques pour affronter les forces du mal)
Shonen : pour les pré-adolescents, adolescents ( le shonen cultissime étant par définition Dragon Ball Z )
Josei : pour les jeunes femmes
Seinen : pour jeunes hommes
Redisu : pour les femmes
Seijin : pour les hommes
Selon le genre
Gekiga : manga des années 1960-1970
Hentai : manga pornographique
Jidaimono : manga historique
Shitei : manga humoristique
Suiri : manga policier, thriller
En France seules cinq catégories sont couramment publiées : Shojo, Shonen, Seinen, Shitei et Hentai.
LE MANGA DANS LA PRATIQUE
En 2003 un manga obtient pour la première fois un prix au festival de la BD d’Angoulême, Quartier Lointain de Taniguchi qui obtient le prix du meilleur scénario. Cela montre ainsi que la France est une grande amatrice de mangas, en effet elle est la deuxième plus grande consommatrice des lectures du genre après le Japon, devant les Etats-Unis !
Les mangas se lisent à l’origine de gauche à droite, ce qui est le sens de lecture japonais. Ainsi la page de début telle qu’on la connaît est dans un manga la page de la fin. Mais cela peut porter à des confusions du fait de l’édition, car en choisissant de remettre les mangas dans le sens de lecture occidentale certains signes sont inversés. Un droitier devient gaucher, ou un coup porté au cœur perd de son sens.
Désormais cependant, nombres d’éditeurs choisissent de retranscrire le manga dans son sens de lecture original par économie et respect de l’œuvre et du public, alors qu’au départ une telle décision aurait coupé le public du manga en n’intéressant que les lecteurs traditionnels.
Au Japon un manga coupe environ 3 euros alors qu’en France le prix du manga se situe entre 5, 90 euros et 10 euros, selon le format et l’édition.
Le manga est en quelques années devenu un concurrent de la BD traditionnelle occidentale, en effet Dragon Ball Z a été plus vendu que Tintin, le premier s’étant écoulé à 250 millions d’exemplaires dans le monde, et le second à 200 millions.
Le manga se fait lui-même concurrencé par les manhwa, qui sont les BD coréennes très semblables aux mangas.
Ainsi, les manga « grandissant » en même temps que ses lecteurs et se diversifiant selon les goûts d'un public de plus en plus important, l'édition du manga représente aujourd'hui plus d'un tiers par ses tirages et plus d'un quart par ses revenus de l'ensemble de l'édition japonaise. C'est pourquoi le manga est devenu un véritable phénomène de société puisqu'il touche toutes les classes sociales ainsi que toutes les générations grâce à son prix bon marché et à la diversification de ses sujets. En effet, le manga, en tant que miroir mais aussi modèle social, traite de tous les thèmes imaginables : la vie à l'école ou au lycée, celle du salarié, le (handi-)sport — y compris cérébral tel le go, l'amour, la guerre, l'épouvante, jusqu'à des séries plus didactiques comme la littérature classique japonaise ou chinoise, l'économie et la finance, l'histoire du Japon (et de l'Europe), la cuisine et même le code de la route, dévoilant ainsi ses vertus pédagogiques.
Les manga japonais sont très rarement édités directement sous forme de volumes reliés. Ils paraissent tout d'abord de manière découpée dans des magazines de prépublication, des revues spécialisées qui leur sont consacrés.
Ce n'est que dans un deuxième temps, lorsqu'un manga rencontre un certain succès, qu'il est édité en volumes reliés, similaire à ceux que l'on trouve en France, entamant ainsi une deuxième carrière. Ces volumes reliés sont appelés tankōbon (format poche), bunkōbon (format plus compact, utilisé pour des rééditions) ou wide-ban (format « luxe », plus grand que le format poche). En l'absence de succès auprès du public, une série pourra voir sa parution arrêtée, le mangaka étant prévenu peu avant pour trouver une fin rapide à son histoire et permettre une éventuelle parution en volumes. Certaines revues décident désormais de la fin d'une série dès la fin du second volume, conduisant à des histoires finales en quatre
Volumes. Un manga à succès peut alors être adapté en dessin anime.
Techniquement parlant, les manga sont presque toujours en noir et blanc. En effet, ils sont la plupart du temps publiés dans un premier temps dans des revues peu coûteuses, sur du papier recyclé, et souvent seules les premières pages de la revue (correspondant à une mise en avant d'une série particulière) ont droit à la couleur. C'est ainsi que l'on retrouve parfois des pages en couleur au beau milieu des œuvres éditées par la suite séparément.
Notons au passage que les mangas comptent souvent un nombre de pages (de planches) très importants. À titre d'exemple, une BD européenne contiendra une quarantaine de planches quand le manga en comptera plus d'une centaine, voire plus de deux cents. Par ailleurs, le manga est le plus souvent une série en plusieurs volumes. A la fin, le nombre total de planches racontant une histoire dans un manga est beaucoup plus élevé que dans une BD à l'européenne (même s'il s'agit d'une série). Ceci affecte par conséquent beaucoup la structure du récit et sa narration. D’où des techniques propres au manga.
Le dessin, en général, est moins « statique » que dans les bandes dessinées occidentales. Le manga utilise un découpage temporel proche de celui du cinéma, adoptant souvent ses cadrages et utilisant une décomposition du temps et de l'action. Les personnages ont souvent de grands yeux, ce qui permet de renforcer l'expressivité du visage. De nombreux codes graphiques sont utilisés pour symboliser l'état émotionnel ou physique d'un protagoniste. L'étonnement, par exemple, est souvent traduit par la chute du personnage ; l'évanouissement, par une croix remplaçant les yeux.
Ainsi le manga connaît un large succès, renforcé par son caractère propre et ses multiples facettes touchant tout le monde.